Réussir sa première année d'études supérieures
M. Houart
Ce que j’ai appris :
J’ai appris qu’être étudiant est plus qu’un statut. Il peut être considéré comme un métier. Un métier qu'il faut apprendre pour le maîtriser. C’est un travail à plein temps qui nécessite d’acquérir des compétences tout au long de la formation. Un métier ça s’apprend et ce n’est pas inné. Certaines personnes ont des facilités. Mais il n’est pas impossible de réussir si on n’a pas de facilité. Tout peut s’apprendre, même apprendre.
On est pas seulement étudiant lorsque l’on va en cours car il faut dédier de nombreuses heures à l’étude et surtout à la préparation de l’étude en dehors des cours magistraux. J’ai appris qu’il y a de nombreuses et diverses tâches à effectuer afin de mettre toutes les chances de mon côté pour réussir. Il ne faut pas attendre le blocus pour préparer son étude et ses supports d’étude.
Au delà d’être présent au cours, il est important de s’approprier la matière. Pour cela il faut participer au cours de manière active, prendre note, être en réflexion constante et faire attention aux petits indices que le professeur glisse par son langage. Pour pourvoir participer au cours il est important de suivre la matière et il peut être utile de parcourir les supports de cours à l’avance si on en a l’occasion. L’auteure dit également qu’il est intéressant de relire le cours précédent avant de ce rendre au cours du jour car la matière se construit au fur et à mesure sur ce qui a été vu aux cours précédents. Pour cela il est important de prendre des notes claires. On peut utiliser par exemple que le recto de notre feuille pour permettre de compléter nos notes avec des éléments du syllabus ou avec les notes des autres élèves si on a eu du mal à suivre. Il est aussi utile de noter dans les marges des indicateurs comme une point d’interrogation si on n’a pas bien compris l’explication ou une indication montrant que le professeur a insisté sur un point plus que sur les autres ou si il a fait référence à un ouvrage ou à un chapitre précédent. La prise de note nous permet d’écouter plus attentivement le cours et de s’approprier la matière une première fois.
La prise de notes est également importante car elle est la base de nos supports d’étude pour les examens et interrogations. On peut réaliser des fiches, des schémas ou autres éléments visuels en fonction de ce qui nous aide le plus pour retenir les informations. Mais préparer ces supports d’étude prend du temps. Il faut donc se préparer à l’avance. Une manière efficace de faire ça est de faire une ligne du temps qui nous permet de repérer les échéances et les éléments importants qui se dérouleront durant l’année scolaire comme un examen, un travail à rendre, etc. Ensuite on peut mieux visualiser les actions à prendre pour chaque éléments sur cette ligne du temps, ce qui nous permet non seulement d’être mieux organisé mais aussi de fixer des objectifs à court et long terme.
Pour garder la motivation tout au long de l’année, la définition d’objectifs est primordiale. En découpant la matière en objectifs on peut créer un plan d’action étape par étape. Ensuite déterminer ce qui est motivant dans chacun de ces objectifs permet d’obtenir de la satisfaction en visualisant sa progression. En effet, il est important de ne pas se focaliser sur la quantité mais sur la qualité d’étude. Ce n’est pas parce que quelqu’un passe 20heures sur un chapitre qu’il va mieux le comprendre et le retenir que quelqu’un qui va l’étudier en seulement 4heures. Il faut être stratégique.
Une manière d’améliorer sa stratégie d’étude est de bien prendre note de ce que le professeur explique au début de l’année. En comprenant bien les objectifs du cours et les attentes du professeurs on parvient plus facilement à identifier les éléments importants tout au long de l’année. Ainsi on peut se préparer à l’examen de manière plus spécifique. On gagne ainsi un temps précieux en sélectionnant une manière d’étudier plus efficace et les informations qui sont les plus pertinentes. La fiche de la page 51/52 est intéressante pour structurer la quantité d’informations - qui parfois peut sembler impressionnante - reçue au début de l’année surtout quand on découvre un nouveau système éducatif. Grâce à cela on peut non seulement adapter sa manière de prendre note et d’étudier en fonction des exigences du professeur mais aussi par rapport au type d’examen que l’on devra présenter.
En effet, les stratégies d’étude pour un examen avec QCM ou un examen oral ne sont pas les même et la gestion du temps et du stress lors de ceux-ci varie également. Il faut adapter sa manière d’étudier en fonction du type d’examen pour estimer le temps que l’on prendra et aussi se sentir à l’aise lors de l’examen en étant familier avec la nature de celui ci. Afin de s’assurer qu’on a bien compris la matière et pour tester ses connaissances il est intéressant d’avoir recours à des questionnaires test blancs et de refaire des exercices sans s’aider des formulaires de réponses. Ensuite il faut apprendre des erreurs et pouvoir réévaluer sa manière d’étudier et les matières dans lesquelles ont a des lacunes.
C’est justement ce que l’auteure nous invite à faire. Il faut régulièrement remettre en question notre manière d’apprendre. Il faut en tester plusieurs pour découvrir ce qui nous convient le mieux. Il ne faut pas prendre les stratégies qu’elle propose dans ce livre et les appliquer bêtement mais plutôt sans servir comme base pour ensuite construire sa propre méthode évolutive. Il est normal de prendre du temps pour façonner sa stratégie d’étude. Il est important de ne pas s’arrêter face à un échec mais d’en tirer des enseignements pour mieux faire la prochaine fois en adaptant notre manière de travailler.
Réflexivité :
Je suis complètement d’accord avec l’idée qu’être étudiant est un métier. Je trouve même que c’est plus qu’un métier car il n’y pas d’horaire, pas de week-end, pas de vacances. Il y a toujours quelque chose à faire. J’ai toujours l’impression d’être en retard. Je pense que j’ai du mal à gérer mon temps et à avoir un équilibre vie sociale-études. Si j’ai appris une chose de mes expériences passées c’est que si je ne met pas ma santé mentale en premier, je ne pourrais rien faire. Je pense que c’est ce qui manque dans ce livre.
Avec le COVID19, il est encore plus difficile de faire attention à sa santé mentale. Il est compliqué de se projeter dans l’avenir quand il est si incertain. C’est pour ça que je trouve que l’idée de faire une ligne du temps avec des objectifs et des actions précises pour les atteindre est une bonne manière de garder la motivation tout au long de l’année. Je sais que j’ai du mal à rester motivé et du coup je procrastine beaucoup. Il n’y a que lorsque je suis sous pression que j’arrive à vraiment me motiver. Peut être qu’en me fixant des objectifs au court terme, je me sentirais sous pression pour les atteindre ? Encore faut-il que je les respecte. Car en réalité je connais bien mes lacunes mais je manque de discipline pour changer.
J’ai effectué beaucoup de réflexion sur ce qui me motive dans mes études. Je pense que c’est pour ça que je me suis ré-orienté plusieurs fois, car je n’arrivait pas à travailler, je ne me sentais pas motivé par rapport au parcours que je faisais et non pas seulement parce que j’avais la ‘flemme’. Grâce au soutien des mes camarades de classe je me sens à ma place. L’ambiance de travail est vecteur d’entraide car elle entraine les individus du groupe à donner le meilleur d’eux même. Cela m’aide beaucoup à rester motivé. J’ai aussi découvert que je travaille bien mieux lorsque je ne suis pas seul. Ainsi j’organise désormais des sessions d’études régulière avec un.e partenaire.
Il en est de même pour la participation active en classe. Lorsqu’un professeur démontre un réel intérêt pour son cours et pour ses élèves je me sens plus motivé pour participer en classe et pour étudier son cours. Je vois une réelle corrélation entre mon implication pour un cours et l’attitude du professeur. J’essaie de rendre la pareille au professeur en participant car lorsque je serais professeur la participation de mes élèves lors de mes cours sera un élément majeur dans mon enthousiasme à transmettre mon savoir. Mais je me suis rendu compte que dès que je suis en retard dans la matière j’arrête de participer donc je comprend l’importance de revoir la matière du cours précédent pour être capable d’assimiler la nouvelle matière en suivant le cours.
J’ai une mémoire visuelle. J’arrive à retenir des informations juste en les voyant. En lisant ce livre je me suis dit que je pourrais m’aider avec des schémas ou alors une représentation mentale des informations lorsque je lis. J’ai déjà pensé à la techniques du mind-mapping mais je n’utilise que rarement cette méthode. Je ne crée que très rarement des supports d’études car j’ai l’impression que c’est une perte de temps. Mes notes couplées au syllabus me suffisent généralement.
Quand je passe un examen, si j’ai bien étudié je n’ai pas de problème généralement. La plupart du temps j’arrive facilement à comprendre ce que le professeur attend de moi. Moi même ayant donné cours, j’arrive à me mettre à la place du professeur afin de comprendre ce qu’il attend de moi. Parfois je stresse un peu pendant les examens oraux alors il m’arrive d’avoir des trous de mémoire. Alors je prend une profonde respiration et que je m’imagine seul en train de répéter mon cours. Je me rassure aussi en me disant que les professeurs ne veulent que ma réussite et ne sont pas là pour me pénaliser ou me juger. Cela me permet de me sentir plus à l’aise.
Je trouve que ce livre a des pistes intéressantes pour aider des élèves commençant des études dans le supérieur. Étant donné que j’ai déjà plusieurs années d’expériences, j’avais déjà mis en place certaines des astuces données par l’auteure. Je pense cependant que toutes les informations contenues dans ce livre peuvent accabler un élève qui débute. Celui-ci peut vite se sentir débordé par tout ce qu’il faudrait faire pour être l’étudiant parfait. D’où l’importance de rappeler de prendre soin de sa santé mentale avant tout.