Lettre à un ado : trouve le verbe de ta vie
Sarah Roubato
Ce que j’ai appris :
Lors de la lecture de ce livre j’ai pu en apprendre beaucoup sur l’impact que la société a sur nous. On parle de métier, de ce qu’on veut faire plus tard dans la vie, mais on ne prend pas le temps de penser à ce qu’on a envie de faire sans penser à ce que la société veut pour nous.
Un métier c’est quelque chose de restreint, de limité. Pourquoi se limiter à un verbe lorsqu’on peut se poser la question : Quel est le verbe de ma vie ? Un verbe lui laisse la place pour plus de liberté, plus de choix, de nouveaux horizons.
Nous vivons maintenant dans un monde qui change constamment. On ne peut plus se contenter d’un métier alors que le monde regorge de nouveautés. On nous habitue à ne pas prendre trop de risque, choisir un métier qui rentre dans les normes de la société. Un métier, c’est tellement ridicule face à l’immensité qu’est le monde, le monde a tellement à nous offrir. Pourquoi nous obstinons nous à choisir un métier ? Une carrière de vie qui se limite à ça. Il faut penser à ce dont on a envie, ce qui nous rend heureux, ce qui nous donne le sourire, ce qui nous épanouis. On ne peut limiter toutes ces choses à un métier, il faut penser en verbe. Un verbe ouvre la porte pour pleins de possibilités, pleins d’opportunités.
Trouver le verbe de sa vie c’est trouvé les domaines dans lesquels on peut s’épanouir sans être biaisé par la société.
Réflexivité
Un métier, c’est une chose à laquelle on pense depuis qu’on est gamin. Enfant je voulais être agent secret, j’étais envoûté par les films de James Bond, Spy kids, … J’ai eu la chance d’avoir des parents qui m’ont inscrit dans beaucoup d’activité extra-scolaire dès mon plus jeune âge. J’ai fait de l’athlétisme, du solfège, du piano, les scouts, … J’ai pu à travers ça découvrir des passions et des choses que j’aimais bien faire. À ce moment-là de ma vie, trouver ce que je voulais faire plus tard n’occupait pas mes pensées.
Il n’y a qu’à partir de la 4ème secondaire que j’ai commencé à ressentir cette pression. On nous demande déjà de choisir l’option dans laquelle on pense le plus s’épanouir en pensant à ce qu’on veut faire plus tard. La seule chose à laquelle je pouvais penser c’était la musique. La musique était mon réconfort, mon ami qui était toujours là pour moi, l’ami sur qui je pouvais tout partager sans avoir peur d’être jugé, l’ami avec qui je pouvais partager mes larmes. L’adolescence fut pour moi une période difficile. Il est difficile de penser à ce qui nous rend heureux lorsqu’on se sent seul et incompris. C’était une période dans laquelle je me suis cherché. Si on m’avait demandé à ce moment-là de trouver le verbe de ma vie, j’aurais répondu faire de la musique. Une réponse indirecte pour tout simplement dire « vouloir être heureux ».
Trouver le verbe de sa vie est certes pour moi une meilleure manière de trouver ce qu’on veut faire plus tard que de devoir choisir un métier. Mais ne devrait-on pas d’abord prendre soin de la mentalité des jeunes ? Faire en sorte qu’ils aient une certaine stabilité psychologique afin de garantir de bonnes décisions ? Comment un adolescent peut savoir ce qu’il veut dans la vie s’il se découvre à peine ? S’il se découvre une nouvelle identité ? S’il commence à peine à se détacher de ce que la société, la famille, les amis, les professeurs lui ont imposé. La meilleure manière selon moi de trouver ce que l’on veut faire plus tard serait de prendre soin des jeunes, leurs donner l’amour dans ils ont besoin, les encourager, leurs montrer que ce n’est pas eux qui font partie de la société, mais qu’ils sont la société. Leurs montrer qu’ils sont capables de tout, et que même si les obstacles semblent insurmontables, que personne ne croit en eux, alors les élever vers le haut pour qu’ils puissent voler au-dessus de leurs problèmes, qu’ils réalisent qu’ils ont des ailes avec lesquelles ils peuvent s’envoler et voir le monde sans un autre œil que la vision qu’on lui a imposée. Il faut que le jeune découvre le monde et la place importante qu’il a dans celui-ci.
Pour ma part j’ai réussi à m’en détacher, j’ai dû apprendre à faire ce dont j’avais envie sans me soucier du regard des autres, mais ça m’a pris du temps. Après avoir raté ma 4ème secondaire je décide de prendre ma vie en main et d’étudier plus sérieusement. Je découvre à ce moment que j’apprécie les cours de mathématiques. Mes points excellaient sans que je doive beaucoup étudier. En regardant mes points je me dis qu’il faut que je fasse un travail avec des chiffres. J’ai voulu être fiscaliste, banquier, expert-comptable. Il est évident que le facteur salaire avait une place importante à ce moment-là.
Vers mes 17 ans je décide de faire un travail sur moi-même car je remarque que je manque d’amour propre. Un travail qui pour moi m’a permis de découvrir qui j’étais vraiment, me faire découvrir mon importance et ma valeur. C’est seulement après ça que je décide finalement, en sortant de mes secondaires, de suivre la musique. Je me suis dit que si je voulais être sûr de choisir quelque chose pour moi et non pour la société, la musique était le candidat idéal. J’ai appris à croire en moi. Je repense d’ailleurs aux professeurs qui m’encourageaient lorsque je jouais au cabaret, des professeurs qui ont cru en moi, c’était pour moi un des plus beaux cadeaux que j’ai reçu durant mes études en secondaire.
J’ai étudié au conservatoire mais après 3 ans je change de carrière. Il est vrai que la musique est ma passion, mais durant mes secondaires la musique était pour moi indispensable. Mais j’ai appris à m’aimer, grâce à ça j’ai pu découvrir une nouvelle passion, l’amour. Je débordais tellement d’amour que j’avais besoin de le partager. Et là je me suis demandé, comment puis-je répandre cet amour ?
La musique est ma passion, mais la relation avec un public pour moi manque d’intimité. Je préfère encourager mon prochain que moi seul recevoir des acclamations. En tant qu’artiste je suis mis sur un piédestal, je préfère mettre les autres sur celui-ci. C’est ce cheminement qui m’a fait changer d’étude. Si je veux être professeur c’est parce-que je veux encourager, croire en mes élèves, faire en sorte qu’ils croient en eux et faire ressortir le meilleur d’eux-mêmes. Je veux tout simplement, leurs donner de l’amour.
Le verbe de ma vie je l’ai trouvé, et ce verbe c’est « aimer ».